J'aime les livres et j'en suis fière

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Suny? Yes, it's me

Suny Des livres, des livres, encore des livres... Ce que j'ai aimé lire, pourquoi ne pas donner envie aux autres de le lire aussi? Puis si vous avez envie de me conseiller des lectures, surtout faites-vous plaisir, la lectrice compulsive que je suis en sera ravie! Et enfin, elle sera aussi ravie de lire vos commentaires concernant les ouvrages présentés. ^^

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Fils RSS, trucs bizarres que je ne comprends pas, mais je les laisse, au cas où.

King Kong Théorie

Elégamment rédigé par Suny :: le 03/12/2007 à 16:53 :: Virginie Despentes

Le première chose qui aurait tendance à me venir à l'esprit après lecture de ce livre serait "prends-toi ça dans ta tête", mais je pense que ça serait pas assez précis pour décrire son impact sur mon neurone.

Je n'irais pas jusqu'à dire que c'est une révélation, parce qu'au fond, tout ça, c'est un peu ce que je pense (bon d'accord, je n'ai pas subi le viol ni testé la prostitution), mais là, c'est dit avec une telle justesse, une telle franchise que je ne peux que crier au génie.

Je pense que chaque femme, mais aussi les hommes, devraient prendre connaissance du contenu de cet essai. ça en ferait réfléchir plus d'un, et ça serait pas un mal, à mon avis...

 

 

"J'écris de chez les moches, pour les moches, les frigides, les mal baisées, les imbaisables, toutes les exclues du grand marché à la bonne meuf, aussi bien que pour les hommes qui n'ont pas envie d'être protecteurs, ceux qui voudraient l'être mais ne savent pas s'y prendre, ceux qui ne sont pas ambitiux, ni compétitifs, ni bien membrés. Parce que l'idéal de la femme blanche séduisante qu'on nous brandit tout le temps sous le nez, je crois bien qu'il n'existe pas."

En racontant pour le première fois comment elle est devenue Virginie Despentes, l'auteur de Baise-moi conteste les discours bien-pensants sur le viol, la protitution, la pornographie. Manifeste pour un nouveau féminisme.

 

Mordre au travers (nouvelles) - Virginie Despentes

Elégamment rédigé par Suny :: le 17/08/2007 à 20:52 :: Virginie Despentes

Et poum! Encore eu droit à une baffe... Mais attention, pas n'importe quelle baffe, une baffe à la Despentes, une bonne grosse qui fait mal, mais bon sang, elle fait du bien... Enfin elle fait du bien, je me comprends, c'est surtout sa hargne, sa façon d'aller droit dans les choses, sans tourner autour du pot, réusissant toujours à aller direct là ou ça fait mal (comment ça je me contredis?), qui fait du bien, qui procure ce plaisir à la lire, parce qu'on sait qu'elle se fout pas de notre gueule et qu'elle reste telle qu'elle est. Pas besoin de fioritures, Virginie Despentes maîtrise sa prose et surtout son vocabulaire coup de poing à merveille...

Je la connaissais à travers ses romans, je la connais maintenant à travers ses nouvelles, et j'ai de plus en plus envie de découvrir sa King Kong Théorie... (ça va pas tarder, moi j'vous l'dis).

(Âmes sensibles s'abstenir, comme toujours...)

(Ouais, c'est bon Lily, tu vas le récupérer ton bouquin, rhâââ...)

 

 

"Nue devant la glace elle regardait ce gros corps, cette montagne de graisse. Il ne ressemblait à rien. Même pas une femme, rien qu'un gros sac.

À mi-voix elle se répétait : "Sale grosse truie, putain de sale grosse truie, grosse vache." Les yeux pleins de larmes parce qu'il s'agissait bien d'elle"...

Evocations tranchantes d'un quotidien noir, de drames intimes ou de rêves inquiétants... Ces nouvelles disent violemment la Femme dans son désir ou son refus du désir, dans ses colères, ses hontes inavouées, ses excès d'amour ou sa folie meurtrière... La Femme blessée, humiliée ou bien vengeresse et autodesctructrice.

La Femme humaine... Trop humaine?

Baise-moi - Virginie Despentes

Elégamment rédigé par Suny :: le 20/06/2007 à 19:34 :: Virginie Despentes

Ici, Despentes fait dans le trash... mais elle le fait bien! C'est un livre d'une violence déconcertante, gratuite et malsaine, et poutant plein d'humanité. On retrouve ici son goût pour les personnages torturés, qui se souillent eux-mêmes l'esprit et le corps, mais à côté de Baise-moi, Bye Bye Blondie et Les jolies choses ressemblent presque à des balades tranquilles. Pas une seule minute on a le temps de reprendre notre souffle, et d'ailleurs on n'en a même pas envie. Ce livre se lit d'une traite, avec les tripes et sans réfléchir. Parce que si on y réfléchit, il est impossible d'en sortir indemne...

Absolument déconseillé aux âmes sensibles.

 

 

"Elle est surprise d'être aussi vulnérable, encore capable de douleur. Au début, on croit mourir à chaque blessure. On met un point d'honneur à souffrir tout son soûl. Et puis on s'habitue à endurer n'importe quoi et à survivre à tout prix. On se croit endurcie, souillée de bout en bout. L'âme en acier trempé."

Nadine et Manu sont deux filles de leur époque, à une nuance près : elles refusent de subir la vie, ses frustrations et ses défaites. Alors, elles forcent le destin à accomplir leur volonté, persuadées que tout ce qui ne les tuera pas les rendra plus fortes.

De casses de supermarché en revanches sanglantes, elles deviennent des prédatrices insatiables et sans scrupules, parsemant leur sale balade de sentences bien brutales, syncopées et implacables.

 

 

Vous avez probablement déjà entendu parler du film (1, 2), sorti en 2000 dans un grand fracas, co-réalisé par Virginie Despentes elle-même. J'ai eu vaguement envie de le voir, notamment pour voir ce qui justifiait tout ce bruit, mais maintenant que j'ai lu le livre je ne pense pas que je le regarderai... Je ne pense pas qu'il soit possible de retranscrire tout cela en images sans en gâcher une grande partie.

Les jolies choses - Virginies Despentes

Elégamment rédigé par Suny :: le 09/04/2007 à 21:22 :: Virginie Despentes

Oui je sais... encore!?!

Ben oui, j'ai une grosse tendance à la monomanie, j'ai le même CD de Muse depuis octobre dans ma voiture, je mets toujours les mêmes chaussures alors que j'en ai cinquante-douze paires, je fume toujours la même marque de cigarettes et... ben en ce moment je suis à fond dans Despentes. Enfin façon de parler hein, mais entre esprits non-mal placés on se comprend, s'pas? ^^

Baise-moi et Mordre au travers m'attendent déjà et King-Kong theorie est en projet (ainsi que les autres, hein, évidemment, quoique j'ai comme l'impression qu'après ça je crois qu'il ne me restera que Les chiennes savantes, quoique non, en fait, et c'est tant mieux pour moi...).

 

Bref, je suis donc là pour vous présenter Les jolies choses, que j'ai enfin eu le temps de terminer aujourd'hui (au soleil, sur un transat, désolée pour ceux qui ont eu droit à la pluie).

 

Comme d'habitude, c'est Despentes, on ne s'en lasse pas, avec son franc parler, sa hargne, sa haine mais cette rage de vivre qu'on ressent toujours à travers ses ouvrages. J'avoue que celui-ci, même s'il m'a aussi remué les tripes, ne m'a pas autant touchée que le dernier, je ne saurais dire pourquoi, peut-être parce que la situation semble un peu trop surréaliste, même si elle pourrait être tout à fait possible. Et les personnages, ici, m'ont semblé trop lointains, pas assez palpables à mon goût, comme s'ils cherchainet à mettre de la distance avec le lecteur, alors que ce que j'aime chez Virginie Despentes, c'est sa facilité à créer des personnages dans lesquels on se perd, auxquels on s'identifie, qu'ils soient jeunes, vieux ou du sexe opposé. Ici, on retrouve ça, mais en moins fort, on ressent moins les coups de poing dans la gueule, on a du mal à vivre réellement les émotions des personnages, et c'est un pu dommage. Du moins c'est ainsi que je l'ai ressenti.

 

Mais ça reste tout de même un excellent roman, une perle comme Despentes sait les faire.

 

 

Pauline et Claudine sont soeurs jumelles et pourtant, tout les sépare. La première, rebelle et fidèle, refuse le compromis. La seconde, fonceuse et paumée, aime séduire et plaire. Mais quand cette dernière se suicide, Pauline prend sa place et bascule dans un monde factice et frelaté.

Virginie Despentes trace le portrait de cette femme éprise de vérité, à la fois garce et martyre dont la descente aux enfers est un appel désespéré à la douceur et à l'amour.

Teen spirit - Virginie Despentes

Elégamment rédigé par Suny :: le 16/02/2007 à 22:26 :: Virginie Despentes

Mon second Despentes... et toujours autant de plaisir à la lire.

Encore une fois, elle allie humour, émotion, rage de vivre, haine, et encore plein d'autres choses, le tout avec un naturel déconcertant. On retrouve le style un peu cru, franc et rythmé de Bye bye Blondie, mais cette fois avec un peu plus de légèreté.

Bon, je ne vois pas vraiment que dire à part qu'encore une fois je l'ai dévoré, et que je conseille à tout le monde de faire de même.

 

 

"Deux versions bien distinctes d'elle-même se disputaient dans un seul corps et se partageaient le temps d'action. Entre la montre Kitty et le bracelet clouté, elle n'avait pas encore choisi son camp."

Nancy a passé treize années chez sa mère, Alice, une dame branchée fric et névroses. Bruno a passé trente ans enfermé chez lui, devant sa télé, à ne pas faire grand chose. Nancy est la fille de Bruno, mais ni l'un ni l'autre ne sont au courant. Un jour, pourtant, Bruno voit Nancy débouler dans sa vie.

Soudain papa, le punk rocker va affronter toutes les épreuves de l'adolescence... avec une nouveauté de taile : les "conneries", ça n'est plus lui qui les fait... quoique?

Bye Bye Blondie - Virginie Despentes

Elégamment rédigé par Suny :: le 05/01/2007 à 20:30 :: Virginie Despentes

Voici mon dernier achevé en date. Encore une histoire qui prend aux tripes, mais différemment.

C'est raconté avec beaucoup d'humour, dans un langage plutôt cru et avec très peu d'artifices.

Certains passages à mourir de rire, d'autres très émouvants, d'autres encore dérangeants. On ne sait plus où donner de la tête, on ne sait plus que penser en lisant ce livre, mais une chose est certaine : on s'en souvient.

 

 

"Une fille qu'on rencontre en HP n'est pas une fille qui rend heureux. Il voulait jouer contre le reste du monde, avoir raison contre toutes les évidences, il pensait que c'était ça l'amour. Il voulait prendre ce risque, avec elle, et qu'ils arrivent sur l'autre rive, sains et saufs. Mais ils réussissent juste à s'entraîner au fond. Il est temps de renoncer..."

Gloria a été internée à l'adolescence en hôpital psychiatrique. Contre toute attente, la punkette "prolo" y a rencontré Eric, un fils de bourgeois aussi infréquentable qu'elle ; ils se sont aimés comme on s'aime à seize ans. Puis la vie, autant que les contraintes sociales, les a séparés. Vingt ans après, Gloria traîne toujours ses humeurs au comptoir des bars, entre humour et désespoir. Et le jour où Eric, métamorphosé en vedette des médias, croise son chemin par miracle, rien ne dit qu'elle est prête à changer. Comment éteindre une fureur qui vient de si loin?

Portrait d'une femme blessée aux prises avec ses démons, traversée des années punk, chronique d'un amour naufragé, Bye Bye Blondie est sans doute le livre le plus émouvant de Virginie Despentes.

 

Que dire du plus, à part lisez-le? 

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