J'aime les livres et j'en suis fière

http://suny.zeblog.com/

Le temps qui passe...

« Décembre 2017
LunMarMerJeuVenSamDim
 123
45678910
11121314151617
18192021222324
25262728293031

Suny? Yes, it's me

Suny Des livres, des livres, encore des livres... Ce que j'ai aimé lire, pourquoi ne pas donner envie aux autres de le lire aussi? Puis si vous avez envie de me conseiller des lectures, surtout faites-vous plaisir, la lectrice compulsive que je suis en sera ravie! Et enfin, elle sera aussi ravie de lire vos commentaires concernant les ouvrages présentés. ^^

L'administration

En stock

Choisis ton rayon

Derniers arrivages

Pages

Ce qui se passe dans le coin...

Puis y'a aussi les autres...

Fils RSS, trucs bizarres que je ne comprends pas, mais je les laisse, au cas où.

Dans l'enfer des tournantes - Samira Bellil

Elégamment rédigé par Suny :: le 05/08/2007 à 12:56 :: Vécu et réflexions diverses

Ce livre est tout simplement une grosse tarte dans la tronche.

De nos jours, on entend fréquemment parler de ce phénomène terrible que sont les tournantes. Une pratique gerbante que personne ne mérite de subir.

Samira Bellil témoigne ici de ce qu'elle a vécu. Rien de moins que trois viols collectifs. J'ai encore du mal à imaginer comment elle a fait pour survivre à tout ça. Parce que outre ces actes purement et simplement barbares, il y a ensuite le regard des autres, leur comportement. La victime est juste vue comme la salope qui n'a eu que ce qu'elle méritait. On se croirait presque au Moyen-Âge...

On retient de ce récit un sentiment d'injustice, de dégoût, mais en même temps la force, la détermination de cette jeune femme qui voulait vraiment s'en sortir. On se demande après ça comment on ose se plaindre pour un rien et laisser tomber alors qu'elle, malgré tout ce qu'elle a subi, malgré des phases désespérées, a tout fait pour s'en sortir.

Au final, je n'ai qu'une chose à dire : chapeau.

 

Samira Bellil fait aujourd'hui partie du mouvement Ni putes, Ni soumises.

 

 

Samira Belil est une rescapée.

Adolescente, elle a été victime de plusieurs viols collectifs que l'on nomme aujourd'hui des "tournantes". Rongée par la culpabilité et le dégoût, détruite par l'ostracisme de sa famille et les rumeurs dans son quartier, elle se réfugie dans la drogue et l'alcool.

Son témoignage coup de poing dévoile la violence sexuelle qui s'est instituée et banalisée dans des cités et des banlieues où tout se réduit à des rapports de force et de domination. Dans un tel environnement, la torture que subissent les filles est non seulement physique mais également morale : réputation brisée, honte et humiliation sont leur lot quotidien.

Ce livre, qui intervient au terme d'une longue thérapie, est pour elle le moyen de laisser une trace de son histoire et de venir en aide à ses "frangines", victimes, comme elle, du pire des crimes. Pour briser la loi du silence.

 

Vous pourrez trouver ce livre neuf et d'occasion sur Chapitre.com.

Génocidé - Révérien Rurangwa

Elégamment rédigé par Suny :: le 07/07/2007 à 18:56 :: Vécu et réflexions diverses

"Ils m'ont tué, moi et toute ma famille, sur une colline du Rwanda en avril 1994. J'avais quinze ans. Je ne suis pas mort."

Voilà de quoi parle ce livre terrible. Un témoignage terrible sur un fait terrible, le génocide des Tutsi qui s'est déroulé au Rwanda en 1994, par la main des Hutu, leurs voisins, parfois leurs amis.

J'en avais vaguement entendu parler à l'école, à l'époque, même quelques années après les faits je crois. Ma prof d'histoire-géo nous avait simplement parlé d'une gué-guerre qui se déroulait là-bas, entre deux ethnies africaines, les Hutu et les Tutsi. Cette histoire ne m'avait pas marqué plus que ça. Des conflits, il y en a partout dans le monde. Mais elle avait seulement omis de nous raconter l'horreur de ces massacres, leur soudaineté, leur non-réciprocité. Après tout, le Rwanda ne représente pas vraiment un enjeu économique en France, alors à quoi bon s'y apesantir?

Ce livre m'a vraiment foutu un coup dans la gueule. Ce que raconte ce jeune rescapé du génocide semble tout bonnement incroyable, tant c'est inhumain, injuste, je dirais même injustifié, révoltant. La connerie humaine m'a toujours donné envie de vomir, mais là c'est au-dessus de tout ce que je pouvais imaginer.

Beaucoup disent et pensent que c'est fini. De l'histoire ancienne. Heureusement, Révérien est là pour nous rappeler que les rescapés du génocide sont toujours là, et leurs plaies toujours béantes. Elles ne se refermeront pas tant que ces atrocités resteront impunies et surtout inavouées. Mais le seront-elles un jour?

 

 

"Depuis que, le 20 avril 1994, vers 16 heures, je fus découpé à la machette avec quarante-trois personnes de ma famille sur la colline de Mugina, au coeur du Rwanda, je n'ai plus connu la paix. J'avais 15 ans, j'étais heureux. Le ciel était gris mais mon coeur était bleu. Mon existence a soudainement basculé dans une horreur inexprimable dont je ne comprendrai probablement jamais les raisons. Mon corps, mon visage et le plus vif de ma mémoire en portent les stigmates. Pour toujours."

Comme celle de tous les survivants, l'histoire de Révérien Rurangwa rejoint l'Histoire. Son récit évoque, avec un réalisme saisissant, l'atrocité du dernier génocide du XXe siècle : celui des Tutsi au Rwanda. Il dit aussi la force de l'instinct de survie et des processus de résilience, l'impuissance à envisager le pardon quand la justice est bafouée, l'énigmatique pouvoir du mal et le mystérieux silence de Dieu.

 

Lien bonus pour en savoir plus : La Maison des journalistes.

 

Moi, Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée... - Témoignages recueillis par K. Hermann et H. Rieck

Elégamment rédigé par Suny :: le 10/02/2007 à 12:05 :: Vécu et réflexions diverses

Je suppose que pas mal de monde connaît ce bouquin, au moins de réputation s'ils ne l'ont pas lu. Pour ceux qui ne se sont jamais plongés dedans, je n'ai qu'une chose à conseiller : jetez-vous dessus immédiatement!

C'est une grosse baffe dans la gueule, et c'est vrai qu'il ne vaut mieux pas être dans une période déprimée pour le lire... Quoiqu'en lisant ces pages on se rend compte que finalement on est pas si mal loti (à condition de ne pas être toxicomane, de ne pas devoir tapiner pour se payer sa dose quotidienne et de ne pas voir son cercle d'amis décimé peu à peu par les overdoses et autres maladies).

 

C'est là qu'on se rend compte à quel point, quand toutes les conditions sont réunies, il est facile de tomber au fond à partir d'une simple connerie d'ado. C'est sûr que ce qu'elle a vécu est vraiment extrême. Mais on a beau se dire ça, une fois qu'on l'a lu on ne l'oublie jamais.

 

 

Moi, Christiane F. est un best-seller en Allemagne (édition de 1981). Il a suffi pour cela de quelques jours, juste après sa parution. Et les adolescents le lisent, autant que les adultes.

Ce livre aurait pu ne pas exister. À l'origine, il s'agissait, pour deux journalistes, Kai Hermann et Horst Rieck, de réunir des interviews pour une enquête sur la jeunesse allemande.

Et ces interviews étaient certes passionnantes. Mais, quelques minutes après le début de l'interview de Christiane F., les journalistes, bouleversés, renonçaient au projet initial pour écouter pendant des semaines Christiane, sa mère, leur entourage.

Ce que raconte cette jeune fille, sensible et intelligente, qui, moins de deux ans après avoir fumé son premier "joint", se prostitue à la sortie de l'école pour gagner de quoi payer sa dose quotidienne d'héroïne, et la confession douloureuse de la mère, font de Christiane F. un livre sans exemple, qui apprend beaucoup de choses précises, non seulement sur la drogue et le désespoir, mais sur la déterioration du monde d'aujourd'hui.

Comme le souligne Horst-Eberhard Richter dans sa préface, "ce livre poignant nous en apprend plus sur la détresse d'une partie de la jeunesse que des dizaines d'analyses sociologiques."

Contes à guérir, contes à grandir - Jacques Salomé

Elégamment rédigé par Suny :: le 09/01/2007 à 18:31 :: Vécu et réflexions diverses

Voici un recueil de contes plus ou moins courts qui laissent à réfléchir... Jacques Salomé nous livre ici une manière toute autre d'envisager nos maux, qu'ils soient petits ou gros, réels ou dans notre tête.

J'ai trouvé ce livre, même s'il semble plutôt destiné à un public jeune de par sa simplicité d'écriture, très instructif, apaisant, et surtout on y comprend beaucoup de choses, sur soi-même et sur les autres. Il peut se lire autant si l'on a envie de se changer un peu les idées que si l'on cherche certaines réponses.

Bien sûr, ce n'est pas non plus la grande révélation, ni le grand remède contre les maux de notre temps. Mais franchement, ce livre fait du bien! 

 

 

Quatrième de couverture :

"J'ai trouvé ces contes merveilleux de fraîcheur, d'émotion et de profondeur. Ils sont légers, stimulants et en les écoutant j'ai pensé à tel ou tel enfant en difficulté, et j'avais envie de raconter celui-ci ou cet autre qui semblait justement fait pour lui. C'est à leurs parents surtout que je souhaiterais offrir ces métaphores si claires qui leur ouvriraient le monde intérieur caché, intense et parfois douloureux de leur enfant. Je me suis reconnue dans plusieurs de ces histoires car chacune rejoint les possibles de chacun d'entre nous." (Sylvie Galland)

 

Petits extraits :

     "Il [est] nécessaire, dans toute relation, d'oser se dire, de nommer ses sentiments, son vécu, ses émotions ou ses désirs, d'aller au-delà du silence des mots pour dépasser la violence des maux. (...) Toutes les maladies (mal-à-dit) sont des langages symboliques, avec lesquels une personne en difficulté de santé tente de dire ou de ne pas dire l'insupportable, l'indicible."

 

     "Il était une fois une petite mésange qui vivait dans une famille de mésanges.

     La particularité de cette petite mésange, c'est qu'elle faisait tout à l'envers. Par exemple, au lieu de s'envoler pour sortir de son nid, elle plongeait tout au fond. Au lieu d'ouvrir son bec pour picorer, pour manger les moucherons, elle les laissait se poser sur son nez, je veux dire sur son bec... Bref, tout à l'envers.

     À l'école des mésanges, elle écrivait même à l'envers.

     Ses parents tentaient de s'occuper beaucoup d'elle, beaucoup oui, et avec beaucoup d'amour mais... sans trop de résultats apparents. Tout le monde croyait que c'était parce qu'elle était gauchère. (...)" (Le conte de la petite mésange qui faisait tout à l'envers)

 

     "Il était une fois une maman phoque qui avait un gros ventre. Oh! pas un très gros ventre, mais un gros ventre quand même. Bref, ce ventre la gênait. (...)

     Elle avait fait, avec beaucoup de courage, tout un travail d'écoute de soi, pour chercher à entendre ce que lui disait son ventre en restant ballonné.

     Elle avait recherché quelles blessures anciennes, quelles injustices, quelles humiliations pouvaient encore se loger là, quelles peurs, quels désirs aussi.

     Et justement un jour, elle commença à relier ses désirs à son ventre. Oui, elle avait eu et elle avait encore des désirs dont elle n'avait jamais parlé, des désirs tellement anachroniques, tellement violents aussi qu'elle n'avait même pas réussi à se les avouer." (Le conte de la maman phoque qui avait un gros ventre)

Des hommes et des plantes - Maurice Mességué

Elégamment rédigé par Suny :: le 07/01/2007 à 11:53 :: Vécu et réflexions diverses

Aaaah, Maurice Mességué... Une autre de mes idoles. Mieux, un modèle à suivre.

Un homme admirable, pour ses combats, ses idéaux, sa passion, son courage. Bon, d'accord, il n'a pas non plus sauvé l'humanité. Mais ce qui est certain c'est qu'il s'est toujours battu pour faire du bien autour de lui, pour faire ce qu'il pensait juste malgré la réticence de ces autres personnes parfois honteusement égoïstes que sont les médecins.

Car cet homme a fait (et fait toujours, je suppose) des miracles. Comment? Avec les plantes, tout simplement.

Sceptiques? Alors lisez ce livre. Si à la fin vous n'avez pas ressenti ne serait-ce qu'une once d'émerveillement et d'espoir, alors je m'engage à racheter votre livre... satisfait ou remboursé. Mais soyez honnêtes hein! ^^

 

 

Des hommes de des plantes, c'est, racontée par Maurice Mességué dans la langue savoureuse de son terroir natal, une grande aventure humaine, passionnante, souvent bouleversante.

Le récit est complété pas un précieux dictionnaire de recettes pratiques, énonçant, pour chaque maladie chronique, les principes de la santé par les plantes et de l'alimentation le plus saine.

 

Vous apprendrez dans ce livre d'où lui vient cet exceptionnel lien avec les plantes, cette manière spontanée de les comprendre et d'en reconnaître les bienfaits. Vous verrez combien son combat a été difficile malgré l'évidence de ses "miracles" sur les personnes qu'il a rencontrées (pas toutes anonymes, soit dit en passant). En gros, vous pourrez lire la vie de cet homme exceptionnel racontée par lui-même avec son naturel, sa modestie, sa franchise et surtout sa grande humanité.

Copyright © Suny - Blog créé avec ZeBlog